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Le métier de bibliothécaire-documentaliste

Fonctions du documentaliste

1. A partir des activités du centre et des préoccupations des utilisateurs, recherche et identification des documents utiles, commande :
  -Suivi des activités internes
  -Connaissance des références documentaires majeurs dans le secteur et en général
  -Consultation régulière d’Internet et des autres sources d’informations
  -Analyse des ressources disponibles, commande
  -Encodage des documents
  -Archivage
  -Information aux utilisateurs internes et externes
2. Gestion de la documentation présente au centre de documentation :
  -Dépouillement des documents reçus (livres, revues, cartes postales, actions/emprunts, plans, photographies, CD, films, sites, etc ….) qui peuvent être très diversifiés selon la nature des activités du centre (scientifique, culturel, historique, industriel, technique, pédagogique, économique, etc ….)
  -Catalogage, indexation : encodage des références pertinentes issues du dépouillement et selon un classement utilisable (normes et codes professionnels et cohérence interne au secteur) – résumés des documents
  -Rangement des documents (utilisation des ressources « papier » et informatiques)
  -Gestion du fonds documentaire
3. organisation d’évènements (colloques, expositions, conférences, …) :
  -communication externe (site web, campagne d’information, …), inscriptions, et mise en place logistique
4. recherche d’évènements pertinents (colloques, expositions, conférences, …) et inscription des participants internes
5. organisation du travail du centre de documentation :
  - équipe, outils et réseau informatiques, supports de communication et de rangement, modalités d’accueil, prêt, comptabilité, etc ….
6. communication externe et promotion du centre (création des supports informatifs tels que stand, brochures, etc …)
7. intégration du centre dans un ou des réseaux professionnels pertinents
8. accueil et guidance de l’usager :
  -analyse de la demande d’informations, aide à la recherche documentaire , aide à l’analyse de la qualité documentaire, utilisation des différents supports de communication (mail, téléphone, fax, entretien, courrier)


Qualités personnelles attendues d’un documentaliste
  -Curiosité, sens du doute, goût pour la recherche
  -Autonomie, initiative, pro-activité, créativité
  -Maîtrise des techniques professionnelles et des outils actuels
  -Aptitudes rédactionnelles
  -Connaissances en langues étrangères (surtout dans certains secteurs tels que scientifique ou     technique)
  -Rigueur et méthode
  -Esprit critique
  -Sens des responsabilités et fiabilité
  -Facilités relationnelles et courtoisie (interpersonnelles, en groupe et au sein d’une institution), y compris pour l’animation et la démarche éducative dans les secteurs d’activités tournés vers le public
  -Culture générale et spécifique au secteur d’activités
  -Vision globale synthétique du secteur
  -Intérêt pour le travail effectué par les utilisateurs, empathie
  -Adaptabilité aux évolutions des connaissances du secteur et des techniques professionnelles



Centres de documentation ayant collaboré à cette rubrique "le métier de Bibliothécaire-documentaliste" :
Centre Régional d'Intégration de Charleroi (C.R.I.C.)
Espace Environnement asbl
AWIPH (Agence Wallonne pour l'intégration des Personnes Handicapées)
Association Professionnelle des Bibliothécaires et Documentalistes asbl
CENFORSOC asbl
Le Progrès asbl
Institut de Pathologie et Génétique asbl Bibliothèque de Gosselies
CUNIC Centre de ressources interculturel
Centre PME-Formation
FUNOC
Le Bois du Cazier


Qu’est-ce que le documentaliste ?
Présentation d’un métier méconnu 

Le métier de documentaliste est bien moins connu que celui de bibliothécaire, sans doute parce que le grand public se rend plus rarement dans les centres de documentation. Et pour cause : alors que les bibliothèques, chargées d’une mission universaliste, rassemblent des ouvrages portant sur les domaines les plus divers en un lieu unique, les centres de documentation, pour leur part, se concentrent chacun sur une thématique spécifique bien définie. Or la différence entre les deux métiers réside principalement dans cette particularité, dont découlent des conséquences sur la manière de travailler, la collecte de documentation, les techniques documentaires…

 

Tout d’abord, précisons qu’il existe de très nombreux centres de documentation oeuvrant dans des domaines fort différents les uns des autres. Sur le site de la Communauté française on peut consulter un répertoire qui recense une bonne centaine de centres de documentation établis sur son territoire et portant sur des matières fort variées tels que l’eau, les droits du consommateur, les toxicomanies, l’égalité des chances, la poésie, les jardins, le carnaval, les jouets, le cancer, le mouvement wallon, les communications, l’architecture, les arts décoratifs, le cinéma, la laine, l’histoire ouvrière, les marionnettes, la santé, l’énergie, les droits sociaux… En outre, la plupart de ces centres sont attachés à un organisme : une association, un journal, une entreprise, une université, un organe des institutions européennes, une usine, une ville, un ministère, une chambre de commerce, une école, un musée, une mutualité, un syndicat…

 

La spécificité de la matière couverte implique aussi un rapport particulier aux documents. En effet, dans la mesure où la thématique est nettement plus circonscrite, le documentaliste va s’efforcer d’acquérir – ou au moins de recenser –  l’ensemble des publications relatives à son sujet. Ainsi, par exemple, un centre de documentation sur les toxicomanies tachera de collecter, de la manière la plus exhaustive possible, les parutions éditées sur la question en Communauté française, ou en Belgique. Le documentaliste ne se contentera donc pas de traiter les documents qu’il détient : au contraire, il recherchera activement toutes les informations susceptibles d’intéresser ses lecteurs. De même, tous les supports d’informations lui conviennent : les livres et les périodiques, bien sûr, mais aussi des catalogues, des brochures, des modes d’emploi, des rapports non édités, des documents graphiques ou audio-visuels, des posologies, des protocoles médicaux… Et ainsi, il va, petit à petit, acquérir une connaissance unique et singulière de la documentation existante et de l’information disponible dans son créneau.

 

Les techniques documentaires utilisées sont, elles aussi, propres au centre de documentation. Sans entrer dans les détails, l’analyse des documents (résumé et indexation par des mots-clés), est habituellement plus approfondie que dans les catalogues de bibliothèques. Il s’agit de pouvoir distinguer des publications portant sur des questions connexes afin de faire des recherches très précises, ou très pointues, dans le fonds documentaire. On va donc développer une série d’outils originaux, notamment en exploitant le potentiel des nouvelles technologies : base de données documentaires, thésaurus, profils sélectifs d’information, travail en réseau et sur Internet, veille informative…

 

En outre, le travail du documentaliste diffère d’un centre à l’autre, en fonction des besoins des utilisateurs, de l’information existante sur le sujet traité et des projets mis en place par l’organisme qui l’emploie. Par exemple, il pourrait contribuer à l’élaboration d’une banque de données partagées, collaborer à un réseau documentaire, participer à des projets de collecte d’informations, réaliser une revue de presse ou un bulletin bibliographique, confectionner un recueil d’articles et/ou de références sur une question particulière, mener une réflexion sur le vocabulaire spécifique à la thématique, participer à des projets d’édition…

 

Concrètement, comment se passe la journée type d’un documentaliste ? On s’en doute, il doit faire face à de nombreuses tâches. En voici quelques unes. Outre la participation à des projets particuliers tels que cités plus haut, ses occupations principales consistent, entre autres, à accueillir et orienter les usagers venus sur place ou à rechercher des informations pour des utilisateurs qui ont pris contact avec le centre par courrier, par mail ou par téléphone. Aussi, il va élaborer des bibliographies, gérer les prêts, envoyer des documents. Il lui faut également acquérir les publications, les classer et les ranger, établir un catalogue analytique, administrer une base de données et la mettre à jour. De manière générale, il est responsable du centre de documentation qu’il organise en vue de répondre au mieux aux besoins des utilisateurs. Eventuellement, il peut également créer et alimenter un site Internet, élaborer des circuits d’information, se former pour suivre l'évolution des nouvelles technologies et participer au développement et aux choix de nouveaux outils.


 
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